Pendant longtemps, le diagnostic de performance énergétique était une information parmi d'autres dans un dossier. La loi Climat et Résilience en a fait un critère de décence : en dessous d'un certain niveau, un logement ne peut plus être proposé à la location comme résidence principale.
Une sortie par étapes
Les logements classés G sont concernés en premier, les F ensuite, les E dans un second temps. Un bailleur dont le logement passe sous le seuil applicable ne peut plus le remettre en location, et un locataire en place peut demander des travaux.
Ce que cela change à l'achat
Acheter un bien mal classé pour le louer suppose désormais de chiffrer les travaux avant l'offre, pas après. Un logement classé F ou G proposé à un prix apparemment attractif intègre rarement le coût réel de sa remise à niveau, et l'écart peut représenter plusieurs années de loyers.
À la vente, un audit énergétique s'ajoute au DPE pour les classes les plus basses. Il chiffre des scénarios de rénovation : c'est le document le plus utile pour évaluer l'ampleur du chantier.
Vérifier une étiquette
Un DPE est valable dix ans, mais des travaux le rendent obsolète bien avant. Vérifiez sa date, et surtout la cohérence entre l'étiquette et ce que vous voyez : un logement annoncé en C avec du simple vitrage et une chaudière ancienne mérite une question. Le DPE est opposable, ce qui signifie qu'une erreur engage une responsabilité.
Le détail du calcul, des durées et des obligations figure dans le guide le diagnostic de performance énergétique.