Passer par un professionnel n'est ni obligatoire ni inutile : c'est un arbitrage entre temps, exposition et coût. Encore faut-il comparer sur des critères vérifiables.
Vérifier d'abord le cadre légal
L'activité de transaction est réglementée. Un intermédiaire doit détenir une carte professionnelle en cours de validité, disposer d'une garantie financière et d'une assurance de responsabilité civile professionnelle. Ces éléments se demandent, et se vérifient : ils ne sont pas une formalité.
Comprendre le mandat que vous signez
- Mandat simple : vous pouvez confier le bien à plusieurs professionnels et vendre par vous-même.
- Mandat exclusif : un seul intermédiaire, pour une durée déterminée. En contrepartie, l'engagement de moyens est généralement plus fort.
- Mandat semi-exclusif : un seul professionnel, mais vous conservez la possibilité de vendre directement.
Tout mandat est écrit, daté, numéroté, et comporte une durée. Lisez la clause de reconduction et le préavis de dénonciation avant de signer, pas après.
Les honoraires
Ils sont libres et doivent être affichés. Ce qui compte n'est pas le pourcentage isolé mais ce qu'il couvre : diffusion, photographies, organisation et accompagnement des visites, filtrage de la solvabilité des candidats, montage du dossier jusqu'au notaire. Le mandat précise qui, du vendeur ou de l'acquéreur, en supporte la charge.
Comparer utilement
Demandez à chacun le raisonnement derrière son estimation, les biens comparables sur lesquels il s'appuie, son délai moyen de vente sur ce type de bien, et le détail concret de sa diffusion. Un professionnel qui annonce un prix nettement supérieur aux autres sans le justifier cherche peut-être un mandat, pas une vente.