Comme son équivalent électrique, le diagnostic gaz concerne les installations intérieures de plus de quinze ans, à la vente comme à la location.
Ce qui est vérifié
Quatre domaines : la tuyauterie fixe et son état, le raccordement des appareils, la ventilation des locaux, et l'évacuation des produits de combustion. Le diagnostiqueur contrôle notamment les tuyaux souples périmés, une amenée d'air obstruée, ou un conduit de fumée en mauvais état.
Le risque visé est double : l'explosion en cas de fuite, et l'intoxication au monoxyde de carbone, qui ne se voit pas, ne se sent pas et reste la cause d'accidents domestiques graves chaque hiver.
Le cas du danger grave et immédiat
Si le diagnostiqueur relève une anomalie de type « danger grave et immédiat », il interrompt l'alimentation de la partie concernée et en informe le distributeur de gaz. Ce n'est pas une formalité : le rétablissement suppose la correction du défaut. C'est le seul diagnostic du dossier qui peut avoir un effet immédiat sur l'usage du logement.
Validité
Trois ans pour une vente, six ans pour une location.
Ce qu'il faut en retenir avant d'acheter
Une chaudière ancienne, un conduit non tubé ou une ventilation condamnée par des travaux d'isolation antérieurs sont les configurations les plus fréquentes. Elles se corrigent, mais elles se chiffrent — et elles s'ajoutent souvent au budget d'un logement dont l'étiquette énergétique est déjà médiocre.
État du droit décrit : Août 2026. L'obligation d'entretien annuel des appareils de chauffage relève de règles distinctes, à la charge de l'occupant.