Le constat de risque d'exposition au plomb, le CREP, concerne les logements dont la construction est antérieure au 1er janvier 1949, période pendant laquelle les peintures au plomb étaient d'usage courant.
Ce qu'il recherche
Le diagnostiqueur mesure la concentration en plomb des revêtements — essentiellement les anciennes peintures — à l'aide d'un appareil à fluorescence X, et note leur état de conservation. C'est cet état qui compte : une peinture au plomb intacte et recouverte ne présente pas le même risque qu'une peinture écaillée qui libère des poussières.
Le danger visé est le saturnisme, en particulier chez le jeune enfant, qui porte à la bouche les écailles et respire les poussières. Ce n'est pas un risque théorique : c'est la raison d'être du diagnostic.
Validité
Elle dépend du résultat et de l'opération :
- constat négatif : pas de limite de durée ;
- constat positif, en cas de vente : un an ;
- constat positif, en cas de location : six ans.
Si le constat est positif
Le propriétaire doit informer les occupants et faire cesser l'exposition lorsque des revêtements dégradés sont identifiés. Les travaux vont du recouvrement durable au retrait, et doivent être menés de manière à ne pas disperser les poussières — un ponçage ordinaire aggrave la situation au lieu de la corriger.
Un constat révélant des dégradations importantes est par ailleurs transmis à l'agence régionale de santé.
État du droit décrit : Août 2026. Les seuils de concentration et les obligations de travaux relèvent du code de la santé publique.