Une visite sert à deux choses : permettre à l'acquéreur de se projeter, et lui permettre d'identifier les défauts. Chercher à empêcher la seconde compromet la vente plus sûrement qu'un défaut assumé.
Avant la visite
Désencombrer plus que décorer. Un logement trop meublé paraît petit, et une pièce encombrée empêche d'évaluer ses dimensions réelles. Nettoyer les vitres, faire entrer la lumière, régler une odeur persistante : ce sont les points qui produisent le plus d'effet pour le moins de dépense. Les travaux lourds engagés uniquement pour vendre se récupèrent rarement.
Pendant la visite
Laisser circuler et se taire davantage qu'on ne le croit nécessaire. Répondre précisément aux questions, y compris quand la réponse ne vous arrange pas : montant réel des charges, travaux votés en assemblée générale, nuisances sonores aux heures de pointe, humidité constatée. Un acquéreur qui vérifiera de toute façon préfère l'apprendre de vous.
Ce qu'il faut avoir sous la main
- les diagnostics ;
- les derniers appels de charges et les procès-verbaux d'assemblée générale ;
- la taxe foncière ;
- les factures des travaux récents et leurs garanties.
Pourquoi la transparence est un calcul rationnel
Un défaut dissimulé qui apparaît après la vente peut ouvrir une action pour vice caché, et la clause d'exonération habituelle ne protège pas le vendeur qui connaissait le problème. Annoncer un défaut permet de le chiffrer et de l'intégrer au prix ; le taire revient à en garder le risque après avoir encaissé.