Une salle de bain rate rarement sur l'esthétique. Elle rate sur l'eau, l'air et l'électricité — trois sujets invisibles une fois le chantier terminé.
L'étanchéité
Le carrelage n'est pas étanche : ses joints laissent passer l'humidité. Sous un receveur de douche ou dans une douche à l'italienne, un système d'étanchéité sous carrelage est indispensable, avec un traitement soigné des angles et des traversées de canalisation. C'est le poste sur lequel il ne faut jamais économiser : une reprise suppose de tout déposer.
La ventilation
Une pièce d'eau sans extraction efficace produit de la condensation, donc des moisissures, quel que soit le chauffage. Vérifiez que l'extraction fonctionne réellement — une feuille de papier plaquée sur la bouche est un test suffisant — et que l'air peut entrer, ce qui suppose un détalonnage de la porte.
L'électricité
Les règles de sécurité définissent des volumes autour de la baignoire et de la douche, qui limitent les équipements installables et imposent des indices de protection adaptés. Une liaison équipotentielle relie les éléments métalliques. Ce sont exactement les points que contrôle le diagnostic électricité.
L'ordre du chantier
Dépose, reprise des réseaux encastrés, étanchéité, ragréage, carrelage, pose des appareils, joints, puis finitions. Anticipez les évacuations : déplacer un WC ou une douche suppose une pente suffisante, contrainte qui commande souvent l'implantation davantage que le plan idéal.
Ce que cela apporte à la revente
Une salle d'eau fonctionnelle et saine rassure. Une rénovation très marquée par un goût personnel ne se valorise pas davantage qu'une rénovation neutre bien exécutée.